Ce qu’il ne fallait pas manquer de la toile de l’Internet 2.0 du web

Cette semaine nous avons découvert que le rap n’est pas mort, non, il agonise. Tout d’abord cette carte de France du rap. A la manière du JT de TF1 de J.P Pernaut, elle vous permet de visiter les départements de France et ses différents dialectes en rimes et en rythmes. D’ailleurs si vous êtes déjà tombés sur Mich’l et que comme moi, vous avez bien ri, sachez que vous avez été victime d’une grande supercherie. Il s’agissait en fait d’un fake, comme le montre ce démenti entre 30 millions d’amis et Rossini intercalé d’images subliminales.

En ce qui concerne les rappeurs de notoriété nationale, il y a cet inventaire des lieux d’origines des principaux interprètes (comprendre, ceux qui sont relayés sur Skyrock).

A l’internationnal, le rap se porte bien, merci, Brian Williams, un présentateur de laNBC reprend le fameux “Rapper’s Delight” de Sugar Hill Gang.

Et quand il ne s’exprime pas sur youtube, le rappeur s’engage sur les murs. Le message est précis, la réthorique est soignée, l’audace saluée.

La politique tremble, donc, et rappelle quelques consignes de sécurité, embrasser le prolétaire, le travailleur honnête, d’accord, mais toujours se protéger. On n’est jamais trop prudent.

Et la protection c’est vachement important. P. Risoli, l’ancien animateur du Juste Prix, et l’interprète original de « Cuitas les bananas », ici remixé par Corti pour 8€ (hors frais de port), s’est vu dans l’obligation de déposer une plainte pour usurpation d’identité numérique. Il demande à ce que ses comptes facebook et twitter soient fermés car un chenapan a pris l’initiative de devenir le CM officiel de la star mêlant informations réelles et insanités. C’est con mais c’est drôle.

Je terminerai cette rétrospective hebdo de l’Internet avec le point WTF. Evidemment décerné au JO de Sotchi.

Merci, c’est tout pour moi, et n’oubliez pas, l’homme est un pedobear pour l’homme.

Papi fait du vandalisme

Gérard ZLOTYKAMIEN, 72 ans, artiste plasticien français, est initiateur de l’art urbain, autrement nommé « street art ».

Depuis les années 70, il peint à la bombe des silhouettes fuyantes, fantomatiques, légères, en mémoire de la grande Histoire. Ses oeuvres, les « éphémères », représentent les ombres murales laissées par l’explosion d’Hiroshima. Gérard Zlotykamien marquera les esprits par le vandalisme du chantier dit « du trou des Halles » à Paris, et multipliera ses interventions dans le monde.

Il décide rapidement d’éviter les musées, les galeries et toutes sortes d’enfermements. Gérard Zlotykamien est un révolutionnaire, refusant qu’une oeuvre à peine sortir de l’atelier devienne une affaire culturelle et commerciale récupérée par les institutions.

Il rompt tout contact avec ceux qui « font la culture pour penser leur retraite » et devient lui même « éphémère ».

 

A l’occasion d’une exposition de ses œuvres en octobre, la galerie parisienne Mathgoth a filmé le vieux monsieur en pleine action dans une usine de recyclage de matelas.

https://vimeo.com/48233433

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Si j’aurais su j’aurais po v’nu

On connait ce classique du cinéma français : « La Guerre des boutons » d’Yves Robert sorti en 1962. Le même  qui a réalisé « La Gloire de mon père » ou encore « Le Château de ma mère ». 10 millions de spectateurs étaient venus suivre l’histoire des chérubins du village de Longeverne qui rivalisaient  avec leurs camarades de Velrans.

Nous sommes en 2011 et pour cette rentrée c’est une autre guerre qui va se jouer dans notre cinéma français. Une guerre inédite. Le roman de Louis Pergaud qui est à l’origine du chef d’œuvre cinématographique, tombe dans le domaine public, et la course à la récupération commence. A deux semaines d’intervalles vont sortir deux adaptations du classique d’Yves Robert. Deux producteurs s’affrontent donc ; à ma droite, Marc Du Pontavice avec « La Guerre des boutons » et à ma gauche, Thomas Langmann et « La Nouvelle guerre des boutons ».

Le premier choisit Yann Samuell comme réalisateur, et fait jouer Mathilde Seigner, Eric Elmosnino et Alain Chabat. Il reste plus ou moins fidèle à la référence de 1962, quant à l’époque (l’histoire se déroule en 1956)  et à la trame de l’histoire.


Langmann lui, opte pour la réalisation de Christophe Barratier et engage Laetitia Casta, Guillaume Canet ou Kad Merad, ce dernier étant « Le Acteur Français » qui me sort par les yeux. L’histoire est complètement remodelée ; on retrouve la rivalité des petits camarades, mais ici s’ajoute un contexte dramatique, celui de la seconde guerre mondiale, en 1944. Une petite fillette d’origine juive va être un élément clé dans l’intrigue du film.  Barratier se justifie « Les deux guerres entrent en résonnance, ça me permettait d’intégrer ce personnage d’enfant juive, démontrer qu’il y a une cause plus noble que la rivalité entre village »

Non seulement je désapprouve Langmann dans sa réinterprétation de l’œuvre originale, mais surtout je trouve indigne les coups bas qu’il a exécuté pour mettre son film en avant.

En Janvier dernier, les deux producteurs doivent concourir pour savoir qui Canal + décidera de soutenir. Langmann a l’argent et Yann Samuell se débat, il raconte au journal Le Monde : «  Langmann m’a proposé de manière insistante un chèque en blanc pour mon prochain film si j’abandonnais celui-ci. Entre les tentatives de soudoiement et les appels passés à mon équipe technique, les méthodes qu’a employé Langmann pour faire tomber notre film étaient odieuses, pire, mafieuses »

Et c’est Langmann qui finalement remportera la première manche en obtenant l’aide de Canal +.

Plus tard, Langmann fait un second coup bas. Les deux films devaient sortir en Novembre mais il avance sa sortie pour le 28 Septembre, Samuell contre-attaque et annonce une sortie pour le 14 Septembre. Le rival parvient à grappiller une semaine et retient la date du 21 Septembre. Ce sera donc le film de Samuell qui sortira le premier.

Dans ce combat « culturel », Langmann, en bonne ordure, se moque de Samuell qui n’a pas pu mener à bien la promotion du film et qui peine à vendre son concept à l’étranger.

La conclusion à tout ça, là voici : Je n’irai voir ni le film produit par Langmann, ni celui réalisé par Samuell. L’idée même de toucher au film original d’Yves Robert m’en dissuade. Je suis triste à l’idée de savoir qu’une génération va découvrir La Guerre des boutons à travers Alain Chabat ou Kad Merad. Mais je suis par-dessus tout révoltée par les actions de Langmann qui n’honorent en rien le cinéma français.

Je vous laisse sur ces extraits du film original dont le charme est inimitable.

Bref, en bref.

Bref, en bref.

Vous avez sans doute vu/entendu parler de la micro série « Bref» qui a fait sa rentrée sur Canal Plus.

Il y a 3 épisodes par semaine diffusés pendant Le grand journal, qui durent moins de 2 minutes. Le succès s’est mesuré immédiatement, puisqu’en deux semaines, la page facebook dédiée à Bref a atteint plus de 200 000 fans.

http://www.facebook.com/Bref?ref=ts

Bref, ce sont les confessions de « je », un jeune adulte citadin, célibataire et au chômage. Le rythme est assez accéléré tant par l’image que par la voix off qui traduit l’esprit confus du narrateur. On assiste alors à des scènes de vie auxquelles on peut facilement s’identifier : « Bref j’ai passé un entretien d’embauche », « Bref j’ai dragué cette fille », etc.

A l’origine de Bref, ce sont deux hommes, Kyan Khojandi et Bruno Mucshio.

Par le passé, Kyan s’est mis en scène dans un one-man show « La Bande annonce de ma vie » mais il a aussi participé sur France 4 à une série de sketchs, « Le festiva de Kyan » :

Bruno, quant à lui, a écrit pour Kheiron du Jamel Comedy Club. Il a également travaillé sur des projets web avec « La bande pas dessinée » :

www.labandepasdessinee.com

ou la série «  Les voisins du dessus » :

http://www.voisinsdudessus.fr

Ils sont tous deux auteurs d’une pièce de théâtre actuellement jouée à Paris, « Anatole »

La particularité de Bref, c’est le plaisir que l’on prend à regarder, même au bout de la 3ème fois. Cliquez donc sur ce lien qui mène vers la page Canal Plus avec tous les épisodes diffusés à ce jour, et enjoy !

http://www.canalplus.fr/c-divertissement/pid3848-c-bref.html

Faut pas faire de faux pas quand on ne veut pas marcher au pas.

Faut pas faire de faux pas quand on ne veut pas marcher au pas.

Pour ce premier article, qui je pense, donnera le ton de ce blog, il s’agira de publicité et de mouvements sociaux.
Dans quelques capitales d’Europe, le peuple gronde, s’indigne, se rassemble, pour poser cette problématique : « Sommes-nous maîtres dans nos démocraties? » On connaît les manifestations en Grèce, le soulèvement de la jeunesse portugaise, les rassemblements espagnols, mais aussi, plus récemment les affrontements en Angleterre. On a pu voir à Londres, mais aussi Bristol, Birmingham, Liverpool et Manchester des images très fortes d’émeutes, de pillages et de violences. Pour des raisons sociales et sans doute économiques, la jeunesse s’est affranchie de l’autorité et du gouvernement arrogant et dédaigneux.
De manière générale, le soulèvement d’un peuple reste un acte courageux et suscite l’admiration. La célèbre marque de jeans, Levi’s, l’a bien compris, et a axé sa communication sur l’individu révolté, la jeunesse déterminée qui prend en main son destin, à travers la campagne « Go Forth » (« Va de l’avant »). Hélas, le climat politique en Angleterre étant délicat, Levi’s a dû retarder le lancement de cette vidéo :

La marque s’offre une image militante qui sera vite détournée pour dénoncer la récupération commerciale des mouvements sociaux. Les images de la campagne Levi’s sont  accompagnées d’un texte incisif :

Un mauvais buzz donc, une campagne qui n’a pas pris en compte les exigences d’une jeunesse qui ne veut pas seulement se libérer d’un carcan social, mais qui refuse d’être instrumentalisée par le système qu’elle dénonce.